Evolution démographique mondiale, le péril jeune.

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Le poids des mots… il est vrai qu’accoler « péril jeune » et « évolution démographique mondiale » peut faire hérisser les poils de beaucoup de lecteur et je m’en excuse par avance. Pourtant, derrière cette assertion un peu choc, se cache une effroyable et simplissime vérité. Une conclusion à laquelle arrive forcément n’importe quel modéliste scientifique qui tenterait de mettre ses convictions personnelles de côté, pour comprendre quel sont les leviers nous permettant de limiter le réchauffement climatique mondial.

L’être humain, après analyse de toutes les variables d’une telle équation, est et restera le premier levier. Nous naissons, nous vivons, nous consommons. Quelque soit notre niveau de développement humain et technologique, c’est inéluctable. Et si nous consommons, par définition nous émettons des GES (gaz à effet de serre).

Kofi Annan, ancien secrétaire général de l’ONU avertissait déjà en 1999, l’année du dépassement des 6 milliards d’individus sur notre globe : «Si nous continuons dans cette voie, si nous ne faisons rien pour enrayer l’accroissement de la population, nous allons en payer le prix, nous allons nous retrouver dans un monde surpeuplé. La démographie a un impact sur le développement économique, sur l’environnement et sur les ressources de la Terre qui sont limitées.»

Et déjà en 1999, des voix s’élevaient pour combattre la plus élémentaire des corrélations de cette force majeure de l’équilibre du système « Terre ». Ils accusaient de voir derrière l’ONU de l’ère Annan, la main d’un lobby malthusien. Quelles sont les preuves que l’humain est le levier le plus important ? Me rétorquerez-vous, alors que les pays développés se lancent sur une très utopique « croissance verte » (ou pas d’ailleurs, vu les agissements des majors de l’énergie mondiale).

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