Focus Star Wars : Death Star vs Starkiller

L’épisode VII « The Force Awaken », « Le Réveil de la Force » pour les francophones, auprès de qui je m’excuse dès ces premières lignes pour l’utilisation conséquente des termes anglophones qui vont suivre, nous a présenté sur nos écrans en 2015 une nouvelle arme de destruction massive : Starkiller.

Cette « base sidérale » n’est rien d’autre qu’une petite planète ou lune largement creusée, modifiée et équipée d’une ingénierie en conséquence, d’un diamètre de 660km selon les données officielles fournies dans le dictionnaire visuel vendu pour la sortie du film.

Le Premier Ordre, rejeton encore plus extrémiste que son modèle, l’ancien Empire Galactique de Palpatine, a construit cette base dans les « Régions Inconnues » avec pour objectif avoué de montrer qu’il fait encore mieux que son prédécesseur. Pour la petite précision, une race non humaine, aide son « Supreme Leader » Snoke, lui même étant issu de cette zone étrange de la Galaxie où le côté obscur a vu le jour.

La Death Star 1 de l’épisode IV « A New Hope », celle qui va nous servir de référence dans le petit comparatif technique qui va suivre, est une base sidérale d’un diamètre de 160km, construite au cœur de l’Empire galactique dans une zone interdite et verrouillée par la flotte impériale.

Puisque nous avons une fiction avec une chronologie établie, il convient dans un premier temps d’aborder de manière plus détaillée la Death Star, puis dans un second temps la Starkiller. Ceci,  afin de donner un avis critique sur la surenchère visuelle que nous a offert JJ Abrahms (le réalisateur de The Force Awaken), 48 ans après que le public ai découvert Star Wars sur grand écran.

L’image de comparaison officielle disponible sur le site Disney wiki et tirée du film The Force Awaken

En avant propos, je tiens à signaler que le matériau fictif normalement utilisé pour les constructions des vaisseaux / bases et en particulier les blindages et la dernière couche derrière les doubles écrans déflecteurs magnétiques de Star Wars, est le duracier. Un alliage de 4 éléments (fictifs eux aussi), assez largement répandus dans la Galaxie puisque aussi utilisés massivement dans le domaine civil.

Enfin, les murs des bases planétaires sont en « ferrobeton », là encore un alliage entre le béton et le fer fictif.

Quoi qu’il en soit, et pour rendre le calcul faisable sur la base d’un matériau réaliste, nous parlerons d’acier classique. Ce qui ne change pas vraiment la donne puisque le fer comme le carbone (qui composent l’alliage de l’acier et qui seront mentionnés plus précisément plus tard) sont des éléments très répandus dans l’univers réel.

La Death Star, origine et technique.

  1. Histoire de sa conception et construction

Construction de la Death Star, fin de l’épisode III, les oreilles de Mickey sont en bonus

Sa construction débute peu après les événements de l’épisode III qui montre au spectateur l’aboutissement du plan de Palpatine et Anakin qui devient Darth Vader. En tout et pour tout, l’Empire, se basant pourtant sur un premier jet théorique des Géonosiens (visible dans l’épisode II), mettra 27 années à construire sa Death Star I. Laquelle sera terminée peut de temps avant les événements de l’épisode IV. Le film Rogue One, pour le mentionner met clairement et intelligemment en scène l’achèvement de cette phase avec en trame principal le vol des plans que Leia confira à R2D2.

La quantité de matériaux, la R&D ainsi que les machines et la main d’oeuvre pour un tel chantier aurait coûté à l’Empire la coquette somme de 1 000 000 000 000 de crédits impériaux. De quoi mettre sur la paille n’importe quelle économie avec nos standards actuels sur Terre, le cours du crédit impérial étant bien supérieur au $ ou à l’€ dans l’univers Star Wars. Ce prix comporte également le coût en combustible « Coaxium » chargé d’alimenter l’hyper-réacteur.

Sa construction se fait sous la forme d’un chantier spatial, avec toute les difficultés qui en découlent même dans cet univers fictif qui est bien plus avancé technologiquement.

  • Soit les pièces sont usinées dans un chantier orbital d’une planète tierce puis acheminées par croiseurs / cargos pour être assemblées sur place par des droïdes principalement.

  • Soit les pièces sont faites sur place, et assemblées. Il n’est pas exclu que les imprimantes 3D existent dans Star Wars. Après tout, la station (que l’on suppose de métal) peut être composée majoritairement de graphène (carbone compressé haute densité, plus résistant que le métal).

Il convient de rappeler que l’histoire se déroule à l’époque d’un Empire Galactique avec une économie en conséquence, étalée sur des milliers de mondes habités ainsi qu’encore plus de non habitables mais purement miniers (astéroïdes, planètes sans atmosphères respirables). La civilisation spatiale y est plurimillénaire et l’Empire à son apogée avait rien de moins que 25 000 Star Destroyers. On peut donc en déduire que les ressources… ne sont pas un problème.

Pour revenir à l’assemblage d’un tel ouvrage, la main d’oeuvre gigantesque (mains humaines, l’Empire ne voulant pas de non-humains, et plus probablement machines / droïdes) peut paraître être un frein en milieu spatial. Sauf que les droïdes assembleurs n’ont pas besoin d’oxygène.

Diagramme complet et officiel de la Death Star (Etoile Noire pour le public francophone, seule la deuxième dans le Retour du Jedi s’appelle Etoile de la Mort en version française)

Quoi qu’il en soit et compte tenu de sa structure (au moins 50% de « vide » cf diagramme), la Death Star (réduite alors à une demi-sphère pour son volume solide) est donc composée de [(4π/3) × R3]/2 km3 de matières diverses et variées (acier / céramique / graphène / plastique / « duracier » / terres rares / or / cuivre pour les circuits etc). Soit 1,072 million de km3 à assembler pour que la station spatiale puisse exister. Un chiffre qui donne littéralement le vertige à n’importe quel ingénieur.

En prenant pour base entre tous ces matériaux ayant des densités variables, un alliage métallique résistant de type acier qui est de densité 7 874 kg/m3, la station spatiale posséderait une masse moyenne de 8 444 milliards de tonnes de matériaux. Pour avoir un ordre de grandeur, la production annuelle de fer (le fer composant l’acier qui est un alliage de fer/carbone, avec un taux de carbone compris entre 0,02 et 2%) sur notre bonne vielle Terre était de 1,588 milliards de tonnes annuel en 2009.

Détail important, le fer est le 6eme élément le plus abondant de l’Univers tout entier, tandis que le carbone lui est à la 4eme place de ce classement (tout comme les éléments fictifs cités avant propos). Donc même en partant du principe qu’il s’agisse d’acier, pour la quasi totalité de la structure de la Death Star, ça n’en fait pas une élément insurmontable quant à sa construction car il ne s’agit pas d’éléments rares.

  1. Un bijoux technologique

Qu’en est-il de l’aspect technique ? La Death Star, c’est 160km de diamètre d’une ingénierie complexe.

a- Pour le tir orbital du superlaser « Mk I » :

  • Réacteur hypermatière (purement fictif), il faut bien ça pour générer un tel laser. Même une fusion nucléaire comme celle d’une étoile ne suffirait probablement pas au moment du tir. Ou alors il faudrait en faire une gigantesque, plus grosse que la Death Star elle même. Le réacteur hypermatière ressemble plutôt à un réacteur qui fusionnerait des quarks (interaction forte).

  • Des amplificateurs / condensateurs / oscillateurs pour canaliser l’énergie produite.

  • Des électro-aimants pour faire un confinement magnétique en sortie et permettre de générer des lasers volumineux et concentrés et donc très puissants pour donner par focalisation : le superlaser. Un laser n’étant rien de plus que de la lumière concentrée, ce qui est clairement impressionnant, c’est son volume et sa puissance. A titre de comparaison, nos lasers les plus puissants (de l’ordre du MW) ne peuvent détruire « que » des missiles, satellites et véhicules non blindés

  • 8 gros focaux en cristal Kryber, qui selon la légende Star Wars sert aux sabres laser des Jedi (cf le film Rogue One).

b- Pour le déplacement en hyperespace :

  • Le réacteur hypermatière sert aussi pour alimenter les réacteurs de poussée lui permettant de se mettre en position de tir (orbite précise + rotation pour se présenter de manière géosynchrone et déclencher le superlaser). Car oui, la Death Star reste une énorme masse à déplacer, donc ça demande de l’énergie en conséquence.

  • Ce même réacteur peut passer la structure en hyperespace, et donc de semer la terreur à divers endroit de la Galaxie. Le laser ne pouvant dépasser les 300 000km/s de la lumière, il faut impérativement déplacer la station de combat vers la cible. l’Empire ne va pas attendre 10 000 années lumière pour détruire une planète séditieuse.

c- Flotte embarquée et habitabilité de la station orbitale :

  • Diverses baies pouvant accueillir des croiseurs de classe Star Destroyers, ainsi que de nombreux chasseurs, véhicules AT / AT (quadripodes impériaux), AT / ST (bipodes impériaux), avec les officiers, stormtroopers, ingénieurs et personnels de maintenance qui vont avec. La station de combat comporterait selon les données « officielles » 1,5 millions d’hommes. A noter que 1,2 millions d’hommes composent le personnel de maintenance et fonctionnement de la station.

  • Le réacteur à hypermatière, alimente probablement aussi le générateur de gravité, sachant qu’une sphère composée à environ 50% de métal ou assimilé possède déjà une certaine gravité « native ». Bien que très inférieure au G terrestre visible dans les films. A noter que le générateur de gravité est un équipement très standard dans l’univers Star Wars. Le moindre vaisseau en est équipé, même les « modestes » chasseur TIE ou X-Wing.

  • Un système pour recycler l’air et le rendre respirable, là encore, cela semble une technologie éculée, puisque le moindre vaisseau spatial en possède un.

  • Toujours selon les données officielles, la Death Star embarque pour 4 années galactique standard (+ou- une année terrestre) de ressources diverses et variées pour assurer l’autonomie de la station de combat.

Assurément, la Death Star est un bijoux technologique peu probable tant il demanderait d’efforts financiers sur une longue durée à une économie, fusse-t-elle à l’échelle d’une galaxie. Encore que… nos pharaons mettaient bien toute une vie à faire construire leurs tombeaux au prix de la vie de milliers d’esclaves.

Le résultat est terrifiant :

Mais… est-ce vraiment le projet le plus fou au regard de ce qui nous est proposé dans The Force Awaken ?

La Starkiller, origine et technique.

  1. Histoire de la station de combat

La Starkiller est construite après des années de recherches techniques, mais aussi d’exploration pour trouver une petite planète répondant aux exigences (y compris des cristaux Kryber en son coeur) quant à la mise en place d’une telle station de combat en modifiant profondément et c’est rien de le dire, la structure d’une planète.

D’une taille annoncée de 660km de diamètre, elle comporte une atmosphère, la vie et une gravité conforme au G terrestre (9,81m/s²). A titre de comparaison, Rhéa, satellite rocheux de Saturne pour un diamètre de 761 km, n’a qu ‘une gravité de 0,264 m/s². Pour avoir une telle gravité, compte tenu de son diamètre et de son volume de 150,53 millions de km3, il faut que cette petite planète ai une masse de 1.6 × 1022 kg conformément à loi de Newton sur la gravitation. Laquelle est je cite que : « Tous les corps de l’Univers s’attirent proportionnellement à leurs masses et inversement proportionnellement au carré de la distance qui les sépare ». Ce qui fonctionne également pour un objet ou un être vivant à la surface d’une planète. Je précise que la rotation naturelle de ce planétoïde a une influence négligeable sur le calcul de la gravité, pour information sur Terre, c’est de l’ordre de 1%, pas plus. De plus, plus la rotation est rapide, moins grande est la force de gravitation, en particulier à l’équateur. A ce titre, je vais l’exclure du calcul global. Tout comme j’exclu du calcul global l’effet de gravitation issu de l’étoile du système stellaire de la base Starkiller. D’une part parce que la base absorbe une étoile, nous verrons ça plus tard. D’autre part, parce que sauf à être trop proche et donc d’avoir une planète non habitable, l’effet est négligeable dans le calcul global.

Bon, pour y revenir à ce calcul, comment arriver à ce nombre ? A partir de la formule servant à calculer la force de gravitation exprimée en Newtons, F = (GMm)/d²

G est la constante universelle de gravitation = 6,67 x 10-11.

M est la Masse de la planète-base Starkiller

m est la masse de 1kg

d est le rayon moyen de la planète-base Starkiller

Comme nous avons déjà F qui est de 9,81 Newtons, soit 1 kgf (Un kilogramme force) ou 9,81m/s², il suffit d’inverser l’équation pour ne plus chercher F mais M. M=(Fmd²)/G

Partant de ces données, cette planète, devrait être composée à 100% d’osmium pour atteindre une telle densité. L’osmium (Os) est l’élément le plus dense de la table périodique des éléments, un métal 13 fois plus dense que le fer environ.

Les inconvénients de cet élément sont :

  • Qu’il ne permet pas à la vie végétale de se développer, or Starkiller contient de la vie végétale ainsi que des formes de vie indigènes qui ont été éradiquées par le Premier Ordre, et enfin une atmosphère respirable  pour un climat de type froid.

  • Qu’il est plus solide que le fer, ce qui rend une entreprise de forage et excavation des plus compliquée.

  • Qu’il est extrêmement toxique sous forme oxydée, ce qui arrive inévitablement en cas d’opération d’excavation et de forage.

Cette supposition d’un corps quasi exclusivement composé d’osmium est également tout simplement impossible d’un point de vue strictement géologique, et ce pour plusieurs raisons.

La première, tient à la formation même d’une planète de type tellurique. Dans un proto-disque planétaire, il ne peut y avoir qu’un seul type élément qui formerait une planète tellurique, car il s’agit d’un agglomérat formé à partir d’une masse initiale et très chaude, qui par la force de la gravitation va attirer tous les autres éléments présents. Une planète composée d’une aussi grande quantité d’osmium serait en réalité bien plus grande que ce ridicule diamètre de 660 km.

La seconde, c’est qu’une planète tellurique possédant une atmosphère importante (quand elle permet la vie, c’est qu’elle est importante) comporte invariablement des strates. Toujours par l’effet de la gravitation, les éléments les plus lourds se retrouvent au cœur, tandis que les plus légers vont constituer le manteau en général en fusion sauf si la planète est inactive géologiquement. Puis il y aura la croûte et enfin les gaz composant l’atmosphère.

La troisième de ces raisons, c’est que pour posséder une atmosphère, il faut un noyau liquide métallique qui comporte d’important mouvements de convections, de manière à avoir une double protection pour cette atmosphère contre les vents solaires : un champ magnétique et un champ électrique. Ce qui exclu également un coeur 100% solide en cristaux Kryber.

Ingénierie de la base Starkiller

Comme nous pouvons le voir sur cette coupe montrant la structure interne de la base Starkiller, l’ingénierie y est complexe et plonge jusqu’au cœur même de la planète.

Nous avons donc une opération minière d’envergure puisque :

  • si la tranchée équatoriale représente environ 10% du diamètre en profondeur, soit 33km de profondeur,

  • cette tranchée a une largeur de 25% du rayon, soit 82,5km de largeur,

  • et a une longueur représentant 50% de la surface de la planète au plan équatorial, soit environ 2 073,5 km de longueur,

Le tout représente environ 2,68 millions de km3 d’osmium (supposé) à creuser / extraire de la planète pour l’envoyer ailleurs. Et ce rien que pour la tranchée.

A cela, il faut ajouter l’énorme trou à creuser pour le canon géant (environ 100 km de diamètre, il déborde de la tranchée) qui plonge jusqu’au noyau planétaire pour son alimentation, ainsi que les différents modules visibles qui sont là pour aider au confinement de « l’énergie noire ».

Une telle opération mettrait en danger la structure même du planétoïde et modifierait son centre de gravité, sa rotation, et par là même la perte de son champ magnétique, de son champ électrique. Ce qui signifie la fin de la capacité à avoir une atmosphère et donc la vie.

De plus, une telle opération est tout simplement impossible tant la pression et les températures rencontrées seraient fortes et impossible à surmonter pour y établir le canon et les modules. Pour avoir un ordre de grandeur, le coeur de notre planète, est soumis à une pression de 350 GigaPa pour une température de 6 000°C environ. Comme la densité de la Starkiller est… 13 fois plus élevée, la pression et la température vont suivre également.

  1. La surenchère technologique

Parlons technique pour la partie « combat » de la station du Premier Ordre :

a- alimentation énergétique et énergie noire.

La Starkiller doit absorber une étoile pour tirer et supposément se mouvoir en hyperespace (ou alors il faut aussi du Coaxium…), compte tenu de sa masse. Dans la séquence en vidéo ci-contre, nous voyons qu’elle absorbe une étoile de type G2, affirmation faite fonction de sa luminosité (et donc de sa masse et composition). C’est une étoile comme notre soleil qui il faut le rappeler, est dans la classification astronomique  une étoile de type naine jaune d’une masse d’environ 1,9891 × 1030 kg. Pour comparaison, notre soleil représente à lui seul 99,854 % de la masse totale de notre système solaire.

Donc même si cette « planète » a une masse lui permettant d’avoir 9,81 m/s² de gravité, elle est infiniment plus petite qu’une étoile et a une masse ridicule face à elle.

Pour stocker l’énergie d’une étoile de ce type entièrement, soit 3,826 × 1026 W si on se base sur notre soleil, le confinement a intérêt d’être… plus que conséquent.

Toujours concernant l’alimentation, absorber une étoile, nécessite une dépense d’énergie qu’il semble impossible de chiffrer pour générer un trou noir artificiel ou un « aspirateur » suffisant pour parvenir à ce résultat. Pour avoir un trou noir en milieu naturel, il faut « juste » une étoile possédant une masse critique en son cœur susceptible de s’effondrer sur elle même. Entre 2 et 5 « masse solaire » (unité de mesure), une étoile devient une étoile à neutrons. Au delà de 8, elle se transforme en trou noir.

Il faut donc 8 masses solaires pour aspirer une étoile approximativement de la taille de notre soleil. Opération hautement déficitaire énergétiquement parlant. La liste des problèmes continue de s’allonger pour stocker une étoile…

Avec un tel exploit, la masse de la planète augmenterait brutalement, et gagnerait plus de 124 millions de fois sa propre masse en quelques minutes. Soit elle s’effondre sur elle même (le plus scientifiquement probable), soit la gravité augmente en conséquence, et adieu l’atmosphère, la vie et les combats chasseurs TIE / X-wing présents dans le film. A minima, les effets de marée seraient tels que son activité géologique exploserait.

L’autre problème étant qu’absorber une étoile, qui est un transfert de matière, est aussi un transfert d’énergie, et donc une élévation de la température de surface. Des gaz en fusion à une température de plusieurs millions de degrés pour le cœur, à plusieurs milliers de degrés en surface d’une étoile de type G2, devraient lors de leur aspiration vers le cœur de Starkiller purement et simplement ioniser l’atmosphère et la détruire. Tout en vitrifiant la surface de la planète.

Car il ne faut pas rêver, bouclier déflecteur/protecteur ou pas, « nos boucliers ne peuvent pas repousser une énergie de cette importance ». ©Amiral Ackbar

b- le tir d’énergie noire

La base Starkiller faisant feu :

https://www.youtube.com/watch?v=Y7HWeILG7i8

Les divers livres sortis pour The Force Awaken (le dictionnaire visuel en particulier) nous renseignent sur ce fameux tir qui semble traverser la galaxie a une vitesse bien supérieure à la lumière.

Ce tir est composée d’énergie noire se déplace à travers l’espace et le temps, ce qui lui permet d’aller bien plus vite que la lumière, de fait.

De plus, le tir destructeur de la station est un rayon d’énergie noire d’un diamètre compris entre 60 et 80 km. Ce qui surclasse complètement le tir Superlaser Mk I de la Death Star.

Un bon technologique incroyable, assurément.

Ce tir pose un autre problème majeur, il se divise. Or, le canon de la Starkiller ne comporte qu’un un seul et unique focus, ce qui exclu de facto un tir qui se divise, surtout avec une trajectoire aussi finement calculée pour toucher plusieurs planètes à une distance de plusieurs dizaines de milliers d’années-lumière.

Enfin, à admettre que tout le reste ai été possible : creuser une petite planète jusqu’au cœur, modifier son centre de gravité sans qu’elle ne s’effondre, absorber une étoile, stocker cette étoile, se déplacer en hyperespace et le tout bien sûr sans jamais perdre l’atmosphère… Il reste le problème que pose le tir en lui même pour la planète.

  • Tout d’abord, il y a libération de masse, là encore la gravité en prend un coup…

  • Ensuite, il y a libération d’énergie, conséquente. La température à la surface de la planète devrait augmenter avec ce tir et pas qu’un peu.

  • Le Premier Ordre regardant le tir d’énergie noire de la Starkiller

    l’Armée du premier ordre devrait être calcinée pour regarder le spectacle à la ligne d’horizon d’une telle planète. Si sur notre bonne vienne Terre, pour un humain mâle standard (1,80 m), la ligne d’horizon est de 4789 mètres environ… la situation est différente sur Starkiller. Voyons la formule qui est    D = √ (2hR + h2). Cela nous donne 1080 m de ligne d’horizon environ au niveau du sol. Admettons que la scène soit légèrement surélevée pour avoir 150 m d’altitude, nous obtenons un peu moins de 10 000 m de ligne d’horizon (environ 9 951 m pour être plus précis).

  • Mention spéciale au Général Hux qui regarde ça sans aucune protection, et dire que nous sur Terre, nous faisons de la prévention pour éviter les cécités stupides en regardant une éclipse solaire…

c- Unités présentes sur la base Starkiller et habitabilité

Comme indiqué précédemment, la base possède une atmosphère naturelle, étant donné que c’est une planète naine comportant une vie biologique compatible avec la notre, totalement fictive, de 660km.

  • Les effectifs ne sont pas réellement mentionnés quelque part. Néanmoins, sur la séquence de tir sur le système Hosien, il est possible de comptabiliser plusieurs bataillons et escouades de stormtroopers divers et variés, ainsi que de nombreux chasseurs TIE.

  • Ce planétoïde possède une atmosphère respirable, pas de système de recyclage de l’air.

  • Ce planétoïde possède une gravité comparable à celle présente sur Terre, démontré par calcul (soit 9,81 m/s² pour rappel),  pas de générateur de gravité.

  • Lors de la scène du tir, l’arme est déjà chargée. Elle a donc déjà englouti une étoile et est allée se mettre en orbite dans la zone habitable dite « boucle d’or » d’un autre système.

  • Pour tirer, la base Starkiller est obligée de bloquer la rotation sur son axe (obligatoire pour avoir une atmosphère, en cas de révolution géosynchrone, aucune atmosphère n’est possible), les effets pour l’habitabilité sont catastrophiques, en plus de demander une technologie inimaginable pour couper la rotation ou la remettre en marche. Je pense qu’à ce stade, il est négligeable d’imaginer que la planète soit de type oscillante sur son axe de rotation comme notre Terre…

L’heure du bilan

Si la base sidérale Death Star 1 semble un projet fou économiquement et technologiquement parlant, il n’en reste pas moins imaginable à une échelle galactique avec des centaines voire milliers de mondes y contribuant (de manière forcée en prime) tout en respectant un minimum de lois physiques. Certaines en revanche, passent clairement à la trappe, comme la question de « l’hyperréacteur » pour l’alimentation du laser. L’énergie demandée pour un tel tir laser défie l’entendement et la fusion forte à partir de quarks nous semble à notre petit niveau de connaissance, difficile à mettre en oeuvre à grande échelle.

La station de combat commandée par Tarkin est relativement autonome (4 années d’autonomie complète), se déplace en hyperespace et peut détruire une planète (une seule à la fois) en étant en orbite de celle-ci. Ce qui peut lui prendre un peu de temps pour se placer en émergeant de l’hyperespace.

Qu’en est-il de la nouvelle mouture de l’arme de destruction massive de Star Wars pour le compte de ce Premier Ordre ? La conclusion avec ce comparatif est sans appel. La base sidérale Starkiller, quand bien même on pourrait prouver qu’elle serait économiquement moins cher, n’est pas un projet crédible, même pour Star Wars.

Son caractère plus économique reste effectivement à prouver et ne peut l’être car nous n’avons aucune base pour justifier du prix d’une technologie capable de contenir un trou noir, remplacer le noyau d’une planète et la modifier dans sa structure même sans risquer l’effondrement planétaire. Sans compter la quantité de matériaux utilisés pour le canon et tout le système de confinement / alimentation de celui-ci qui plonge jusqu’au coeur de la planète (comportant une bonne dose de cristaux Kryber, donc non métallique liquide…).

Pour ce qui est de la puissance et de l’autonomie, cette base est supérieure à la Death Star 1 (et même la 2 par extension) à tous les niveaux. Ceci bien entendu si on accepte le principe que  « tout est possible » d’un point de vu physique.

  • Plus puissante : capable de détruire tout un système à l’autre bout de la Galaxie.

  • Plus autonome : atmosphère naturelle, gravité naturelle, ressources en eau, cristaux de Kryber déjà intégrés, peut se déplacer chargée, et enfin un seul tir raye un système solaire de la carte.

  • Possède un bouclier planétaire individuel, alors que la Death Star 1 n’en possède pas et que la Death Star 2 doit avoir le sien fourni par une lune naturelle à proximité (Endor). A noter que le bouclier de la base Starkiller n’est franchi que grâce à une manœuvre jusqu’à présent jugée impossible dans l’univers Star Wars : franchir un bouclier planétaire en hyperespace (en jonglant avec son taux de rafraîchissement de l’ordre de la vitesse de la lumière, donc inférieur) pour repasser en vitesse normale derrière ce bouclier. Le calcul pour un saut en hyperespace aussi parfait frise le ridicule.

Star Wars : The Force Awaken, nous livre donc une surenchère visuelle, certes belle numériquement parlant, mais encore plus farfelue que ce que pouvait être la Death Star.

Je pense qu’à ce stade, heureusement qu’il reste le pop-corn.

 

M.V

Sources :

Site de référence, Starwars Wikia alias wookieepedia.

http://starwars.wikia.com/wiki/Starkiller_Base

http://starwars.wikia.com/wiki/DS-1_Orbital_Battle_Station

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