Nos amis les platistes, créationnistes et climatosceptiques

  • par

Il était une fois, la planète Terre, au XXIe siècle d’une espèce de bipèdes « civilisés » issus de l’évolution, grands primates « intelligents » de la branche des mammifères. Plus précisément et pour redevenir un peu plus sérieux, nous sommes en novembre de cette fameuse année et a eu lieu la « Flat Con » au Brésil. Flat Con ? La convention des platistes bien sûr ! C’est à dire un regroupement pour discuter, exposer et surtout promouvoir la théorie de la Terre Plate. Oui… il y a de quoi lever les yeux au ciel, surtout que ce n’est pas la première convention de ce genre, les Etats-Unis peuvent en témoigner vu qu’ils en sont le pays hôte habituellement. Bref, encore une croyance imbécile parmi d’autres malheureusement et il ne faut plus avoir peur de le dénoncer. La liberté d’expression c’est dans les deux sens, et non à sens unique.

J’ai longtemps hésité à faire des articles plus clivants, préférant rester uniquement dans l’exercice de vulgarisation scientifique à travers ce blog. Mais vous savez quoi ? Pour fêter sa réouverture, je vais céder à cette tentation et écrire réellement ce que je pense de ces mouvements, trois en particulier : le platisme , le créationnisme et le climatosceptisme. Et si j’ironisais avec ma phrase d’introduction sous forme de « il était une fois », c’est pour donner le ton : sarcastique.

L’humanité possède à notre époque, un certain bagage de connaissances, de certitudes scientifiques. Nous avons connu des siècles de progrès, de mesures et de mise en théories solides selon la méthode scientifique. En prime, l’humanité à la chance d’avoir cette capacité de pouvoir sortir de l’atmosphère terrestre et d’envoyer des objets ou même des êtres humains, dans l’espace… A partir de ce constat, je pense pouvoir affirmer en clamant haut et fort qu’il est réellement consternant de voir l’humanité toujours à genoux, benoîtement, devant des fables datant de plus de deux millénaires maintenant.

1- Le platisme

Le prochain super-mega-destroyer de Star Wars XXI ?

Je ne vais (enfin sauf pour nos amis platistes) rien apprendre à personne, mais le modèle pour notre système solaire communément admis dans notre / nos civilisation(s) moderne(s), est l’héliocentrisme. Lequel consiste à avoir l’étoile (notre soleil) au centre de son système stellaire avec les planètes gravitants autour selon des orbites sinon circulaires, elliptiques. Il a été mis en avant par Galilée entre le XVI et le XVIIe siècle avec les démêlés que l’on sait avec l’Eglise Catholique. De nos jours, il est enseigné dans tout établissement scolaire qui se respecte.

De plus, cette année nous fêtons le 50e anniversaire des premiers pas de l’Homme sur la Lune. Donc il est assez clairement établi que la Terre est une planète globalement sphérique à tendance patatoïde (car légèrement écrasée sur les pôles mais ne chipotons pas). C’est d’ailleurs le principe même de la formation d’un planétoïde et ça vaut aussi pour une étoile soit dit en passant. Un principe qui force cette configuration géométrique dans l’accumulation de la matière. La gravité fonctionnant dans… toutes les directions, la matière va s’agglomérer tout autour du noyau d’un corps céleste en formation, eh oui ma bonne dame ! Le tout bien évidemment couplé avec le phénomène de rotation dans un disque d’accrétion.

Nier le caractère sphérique de notre planète entraîne donc des conséquences défiant la logique et qui heurtent tout esprit un tant soit peu rationnel, quand notre cerveau daigne s’attarder sur ce postulat de la « Terre Plate ». En premier point de réflexion, et conformément à l’image d’illustration ci-dessus, il faut imaginer le bord de cette Terre Plate. Soit l’eau qui entoure les continents se déverse dans l’espace, soit elle est bloquée par une sorte de mur faisant office de rebord d’évier. Pour les platistes, le mur de glace dit « mur de l’Antarctique » est l’évidence même. Ils prévoient par ailleurs de monter une expédition pour prouver leurs dires. Non mais sérieusement, ils ont regardé leur assiette avec son joli bord pour accorder du crédit à une ânerie pareille ?

Par la suite, et toujours conformément à l’image d’illustration, il y a un problème de cohérence dans la force gravitationnelle. Certes les platistes avancent que la gravité n’existe pas vraiment (ce n’est pas une blague), mais quand même. Pourquoi imaginer un bord à notre planète si la force gravitationnelle n’existe pas et que l’eau de fait, n’a pas à tomber dans le vide spatial ? L’eau pourrait alors rester sagement sur son « plateau » par magie divine.

Toujours en rapport à la gravité, pourquoi notre planète serait plate mais le soleil et la lune, curieusement eux, seraient sphériques ? De même que les autres planètes du système solaire ? Cette assertion comporte plusieurs difficultés. Pour commencer la captation des molécules de notre atmosphère, puisqu’elle ne serait pas tout autour de la masse tellurique mais seulement au dessus et sa limite serait tout simplement le « firmament », une jolie cloche bien pratique en somme. Bon comme la Terre ne tourne pas sur elle même dans le modèle platiste (en bonus un prédicateur saoudien exposant la rotation du soleil autour de la Terre)… on peut dès lors s’accommoder de l’absence de rotation atmosphérique également, laquelle n’est pas la même que la rotation terrestre pour rappel. De plus, à l’équateur de cette Terre plate, imaginons que la gravité s’applique réellement… elle serait bien plus forte qu’aux bords. A la périphérie nous nous envolerions presque et au centre nous aurions peut-être un poids normal.

Le « Disque-Monde » de Pratchett, la Terre plate traversant l’espace soutenu par quatre éléphants juchés sur le dos de la grande tortue cosmique !

Je recommande sur la base de ce postulat, d’organiser le concours de saut en hauteur dans les pays les plus excentrés de ce joli disque-monde ! Tiens, ça pourrait même faire un joli synopsis pour Terry Pratchett avec son excellente série de livres humoristico-fantasy des « annales du Disque-Monde« . Livres que je recommande chaudement à la lecture pour la finesse d’écriture de l’auteur et son humour soit dit en passant.

Nos chers platistes avancent également que la ligne d’horizon n’est pas courbe, mais plate. Eh oui Einstein, c’est quand même l’intérêt d’une Terre plate ! Pour rappel, la distance de vue de la ligne d’horizon est calculable via la formule D = √ (2hR + h2). Mais si cette formule n’avait pas à s’appliquer, quelqu’un au sommet de l’Everest (8850m) pourrait voir le Mont Blanc par temps dégagé (4808m) avec un téléscope. Or il n’en est rien, la courbure de la Terre, rend tout simplement impossible ce spectacle. Il y a de nombreux sites / blogs et autres espaces prosélytes de la « religion de la Terre Plate », censés apportés la preuve par A + B que la courbure n’existe pas. On y trouve des vidéos de bateaux disparaissant derrière « l’atmosphère » et non la courbure selon ces adeptes des théories du complot. Ou bien encore des vidéos coupées/cadrées au plus serré de satellites pour aller dans leur sens, lesquelles montrent de fait une toute petite portion de la Terre vu de l’espace, donnant l’illusion de platitude. Malheureusement Youtube est ainsi fait, avec une mise en avant de contenus douteux via le jeu des algorithmes, un utilisateur peut vite se retrouver « enfermé » dans la désinformation à échelle industrielle. Quand je pense à nos ingénieurs en télécommunication qui s’embêtent à calculer le positionnement des satellites pour assurer la captation des ondes malgré la rotondité de notre planète… les cons !

Dans la série « je cherche à prouver un truc débile en faisant quelque chose de stupide » : mention spéciale pour « Mad » Mike Hughes, qui s’est lancé dans le ciel à bord d’une fusée artisanale (environ 20 000 dollars la plaisanterie) pour prouver que la Terre est plate. Le 24 mars 2018 il a donc pu s’envoler à environ 1800 mètres… arguant qu’il ne croyait pas du tout en la science et que science et science-fiction étaient au fond la même chose. Petite précision au passage, la science n’est pas une « croyance », puisqu’elle se base sur des faits observables et mesurables pour théoriser le fonctionnement du monde au sens large du terme. J’en reviens à notre apprenti Rocket Boy, n’ayant rien pu prouver du tout et ayant fini sur un brancard, il doit remettre ça avec une fusée plus puissante lui permettant d’aller dans l’espace, rien que ça ! Je prends les paris qu’il sera gentiment consumé dans la haute atmosphère, si toutefois il y parvient.

Je pense qu’à ce stade nous pouvons évacuer la tectonique des plaques liées aux mouvements de convections du magma dans le manteau terrestre, lesquels ont des répercussions sur la croûte avec les déplacements des plaques continentales ou océaniques. Pourquoi je mentionne ces mouvements ? Mais… tout simplement parce qu’ils sont induits par le noyau planétaire, sa couche externe pour être plus précis et que la chaleur du noyau entraîne un réchauffement du magma proche, lequel remonte, puis redescend par effet de convection. Je vous laisse lire ça avec avidité sur le site de l’ENS de Lyon pour plus de détails.

Le platisme est symptomatique d’une société faisant le grand écart entre les différentes composantes de la population. Celles qui sont capables d’assimiler des connaissances qui remettent en cause l’ordre établi de longue date par les religions, et celles qui n’en sont pas capables. Elles n’en sont pas capables car elles sont enfermées dans le carcan dogmatique d’une croyance et sont prêtes à souscrire à toutes les âneries complotistes qui essayent de décrédibiliser ce qui contrevient à leur cadre. Parce que la remise en question est dure et déstabilisante. Parce que la remise en question peut entraîner une réelle perte de repères pour des personnes qui en ont cruellement besoin et peuvent relever en réalité d’une certaine forme de psychose. A lire cet excellent article paru sur « Pour la Science » et lui même traduit à partir de l’article original paru sur scientificamerican, concernant la difficulté de discuter et convaincre même lorsque les faits sont indéniables.

2- Le créationnisme

« Jesus Raptor » – un des memes les plus célèbres pour se moquer du créationnisme

« Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme ». Antoine Lavoisier, philosophe mais surtout chimiste considéré comme le père de la chimie moderne, résumait ainsi les choses dans la conservation de la masse, avec la loi portant son nom et trônant devant l’Académie des Sciences. Par ailleurs, elle peut-être englobée de nos jours avec les autres lois : conservation de l’énergie en relativité, conservation baryonique etc. Preuve que ce principe de conservation est bien constant.

La cosmologie, à ne pas confondre avec la cosmogonie des religions antérieures à celles dites « du Livre » (judaïsme, christianisme et islam), est aujourd’hui assez solidement établie d’un point de vue théorique sur le processus de dispersion et de transformation de la matière, à compter de ce que l’on appelle communément le Big Bang.

Et malgré ça… nombreux sont encore les gens adeptes du « Fiat Lux », locution latine qui se traduit donc par « Et la lumière fut », surtout en dehors de l’Europe et de la Chine. L’Inde possède aussi sa version de la création divine que l’on peut entrevoir dans le Rig-Veda. Aux Etats-Unis, la proportion de croyants en un Dieu créateur, selon un sondage très sérieux du GALLUP -institut de sondage reconnu chez l’Oncle Sam- est très importante. En effet, 78% de la population croit que Dieu est intervenu d’une manière ou d’une autre pour guider l’évolution. Je précise, pour ceux qui ne sauraient pas lire entre les lignes, que le but profond de cette croyance, c’est l’anthropocentriste à l’extrême. Et que NOUS, les humains, en toute modestie, sommes la finalité de la « Création divine » dans l’immensité du cosmos.

C’est donc assez humblement que les croyants pensent être les nombrils de l’univers. Je comprends la démarche intellectuellement. Elle est rassurante, structurante, et permet de se poser moins de questions existentielles sur notre rapport au monde qui nous entoure, ainsi qu’aux autres. La femme est inférieure à l’homme, l’homme « commande aux bêtes » et à lui d’utiliser l’environnement naturel pour ses besoins. Je fais au plus court, mais en substance, le message est réellement celui-ci. Il n’y a qu’à voir la position de la femme au sein des croyances, les interprétations les plus fondamentalistes la résument en une matrice docile envers son mari (et le droit à l’avortement est un crime bien entendu). Ca me fait penser aux Cuves Axolotl des Tleilaxu dans l’excellente saga de science-fiction « Dune » (en illustration ci-contre) !

Là où le créationnisme fait fort, c’est dans sa capacité à essayer de s’adapter aux connaissances modernes pour mieux manipuler les esprits crédules. Une question déjà abordée dans un de mes articles précédents et traitant de l’évolution des espèces. Article dans lequel je finissais par y détailler les différentes formes qu’il revêt de nos jours pour littéralement attaquer nos sociétés aux fins de renforcer ou maintenir la main mise de la religion. Il peut être très direct ou au contraire plus insidieux. La forme directe peut aisément prêter à rire, notamment avec ce musée du créationnisme « jeune terre », même si il est soutenu ouvertement par le Vice-Président américain Mike Pence… En revanche, je trouve encore plus préoccupant sa forme insidieuse, celle de l’intelligent design, lequel s’insinue jusque dans les manuels scolaires. Cette forme sous-tend que Dieu a orienté l’évolution des espèces et qu’il n’y a pas de hasard, avec toujours en ligne de mire, l’humain comme apogée de l’évolution.

Ken A. Ham, Président de l’association créationniste « Answers in Genesis », vidéo de présentation de son musée du créationnisme, arche de Noé grandeur nature incluse !

Le créationnisme est par essence néfaste pour l’instruction de nos enfants, en particulier donc par rapport à la théorie de l’évolution des espèces. Mike Pence (encore lui) en 2002 déjà, déclarait quand même devant le Congrès Américain sans claquer des genoux : « Darwin n’a jamais pensé l’évolution autrement que comme une théorie. Donc, je voudrais simplement et humblement demander : ne peut-on pas l’enseigner comme telle et envisager aussi d’enseigner d’autres théories sur l’origine des espèces ? ». Mais bien sûr… encore et toujours ce « balanced treatment », lequel réclame l’équivalence entre évolutionnisme et créationnisme.

La forme la plus légère, celle d’un « Dieu/dieu » distant non anthropocentré et ayant juste donné l’impulsion à l’univers n’est pas dérangeante, car elle n’entraîne aucune conséquence au quotidien et que la science n’a de toute façon pas de réponse à l’avant Big-Bang. A contrario, le créationnisme avec un Dieu étant réellement intervenu pour nous créer et nous donner des règles de vie, ce qui est quand même le sujet des religions en général et donc des trois religions monothéistes, lui interfère énormément dans le rapport aux autres et la compréhension de notre impact environnemental. C’est pour cela, en tant que transition avec le point suivant, qu’il entraîne bien souvent une négation du changement climatique et du réchauffement global de notre planète, du fait de l’activité humaine.

3- Le climatosceptisme

« Quand on est con, on est con… » dirait Brassens

C’est la forme de « complotisme » ou forme de rejet de la science dont nous entendons le plus parler au quotidien. Elle est mise en avant médiatiquement par des personnalités politiques de premier ordre : Donald Trump, Jair Bolsonaro ou plus proche de chez nous pendant un temps par Claude Allègre. Ce dernier a pourtant été primé par l’équivalent du prix Nobel en géologie. Petite parenthèse, ce dernier ne nie pas le réchauffement, mais conteste l’activité humaine comme premier facteur du réchauffement, pour lui préférer l’activité solaire ou des phénomènes géologiques. Un sondage en 2019 fait en France montre que près d’un quart de la population de l’hexagone serait encore climatosceptique !

Mais si le climatosceptisme est si présent, c’est avant tout parce qu’il y a un réel engouement politique pour la question climatique. Jacques Chirac, le 2 septembre 2002 à Johannesburg (inspiré par Nicolas Hulot) disait ceci « Notre maison brûle et nous regardons ailleurs ». Un triste constat que nombreux occultent, soit par peur d’être confrontés à la question alors qu’il y a le quotidien à assurer, ce qui est humainement compréhensible, soit tout simplement par négation du problème. Cette deuxième option découle le plus souvent d’une réfutation de l’action de notre société thermo-industrielle, au profit d’une solution plus compatible avec la religion : c’est Dieu qui peut modifier le climat et personne d’autre.

A ce titre nous avons des perles, en particulier outre-atlantique, comme toujours… James Inhofe, sénateur républicain et président de la commission sur l’environnement du Sénat américain en 2015, exhibe crânement une boule de neige pour dénoncer je cite « l’hystérie du réchauffement climatique ». Bon encore un qui n’a rien compris… Alors je synthétise pour les ânes bâtés dans son genre. Le réchauffement climatique global ne signifie pas d’ici la fin du siècle plus aucune chute de neige. Mais une fréquence moindre, tout en ayant très probablement des pics d’intensités extrêmes. Il s’agit d’une hausse moyenne des températures, lesquelles engendrent une augmentation de fréquence et d’intensité pour les phénomènes climatiques destructeurs (je prépare un article pour en parler plus en détail) : ouragans, blizzards, moussons, sécheresses et vagues de chaleur pour les plus parlant d’entre eux.

J’entends déjà certains hurler en lisant cet article pour m’interpeller sur la question de Greta Thunberg. Oui, je parle bien de cette adolescente autiste asperger qui est devenue la figure médiatique de la lutte contre le réchauffement climatique, pour essayer de fédérer et infléchir les politiques économiques de nos gouvernements (moins de consommation, transition énergétique etc). La question n’est pas de dire j’aime ou j’aime pas cette toute jeune femme ou la façon dont son image est utilisée. Ca c’est la question que posent actuellement les climatosceptiques. Car ils savent qu’en détournant le sujet principal pour avoir un autre angle d’attaque, ils peuvent retourner une partie de l’opinion publique. Non, la seule question que vous devez vous poser c’est : y a-t-il un problème de réchauffement climatique lié à l’activité humaine et industrielle, oui ou non ? Le communiqué sur le rapport du GIEC en septembre 2019 (le rapport complet est assez indigeste j’en conviens pour le quidam) est tout de même assez alarmant. Les prévisions de la NASA le sont tout autant. Alors arrêtons de nous tromper de cible, quand bien même j’en conviens que la communication anxiogène n’est pas de nature à inciter les gens à se pencher réellement sur la question. La peur peut facilement faire détourner le regard. Il serait de bon ton d’adopter une communication positive sur ce que nous pouvons gagner en changeant de modèle.

A la suite de cette petite réflexion, je vais mettre en lien la parution du New York Times du 1er août : The Decade We Almost Stop Climate Change. Littéralement, cela se traduit par la décennie où nous avons failli arrêter le changement climatique. Il y a 30 ans, nous savions déjà. Les grandes compagnies pétrolières, Exxon en tout premier lieu, commençaient déjà leur travail de sape en finançant le climatosceptisme. Payant des études visant à montrer qu’il n’était pas réel, niant l’activité humaine et en particulier notre utilisation néfaste des énergies fossiles, les hydrocarbures étant après tout leur fond de commerce. Cette parution du 1er août est totalement gratuite, le New York Times a été primé pour cette parution faisant suite à une très longue enquête de Nathaniel Rich, elle est très sérieuse et j’invite à sa lecture, réellement.

Pour finir, je vais vous mettre en exemple ce que je considère comme « le pinacle du complotisme et de la croyance imbécile », c’est bien évidemment le cumul des trois avec comme message véhiculé le fameux « on nous ment, il y a des sociétés secrètes etc etc » : la bête en action. Il y a une différence entre une croyance qui s’adapte à la société moderne, et une croyance à ce point dogmatique qu’elle enferme les individus dans un monde qui relève à ce stade de l’imaginaire, distordant la réalité et finissant par rejeter la science en générale… Je pense qu’il faut aujourd’hui oser dire stop. Oser replacer ces croyances à la place qui est la leur : dans les livres traitant de mythologies.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *