Pourquoi se faire vacciner contre la Covid-19 ?

Lundi 12 juillet, le Président de la République a dans une allocution télévisée à 20h mis les pieds dans le plat dès le début des vacances scolaires estivales. Il a annoncé l’obligation de soin pour le personnel médical, sous peine de sanctions (suspensions de salaire, licenciements). Il a également annoncé l’obligation de présenter un pass sanitaire pour tout ce qui relève des activités de loisirs ou culturelles, la restauration et même l’accès aux grands centres commerciaux.

Cette annonce a fait l’effet d’une vague de mécontentement d’une partie de la population qui manifestent depuis sur les réseaux sociaux et même le 14 juillet dans la rue, assez bruyamment et avec des slogans parfois bien foireux.

Il ne faut pas avoir peur de le dire, ou comme ici de l’écrire, mais dans cette bataille autour de la vaccination c’est une véritable déferlante de fausses informations. De fausses informations qui semblent parfois crédibles car elles se basent sur des documents réels mais sans effets juridiques.

Avant d’entrer dans le débat provax / antivax, il convient de faire un bref rappel de ce qui est et surtout ce qu’à engendré la pandémie de covid-19. À partir de là, il sera intéressant d’analyser les vaccins proposés et l’effet attendu d’une campagne de vaccination nationale et européenne à défaut d’être pour l’instant, mondiale. Enfin, dans un dernier temps, ce sera le droit applicable qu’il faudra scruter, aussi bien national que supranational (européen), pour clore ce débat sur l’obligation vaccinale et le fameux pass sanitaire.

Mise à jour 06 août 2021 : je mets dans l’introduction ce lien vers cet article d’Euronews détaillant la couverture vaccinale contre le Covid-19 pays par pays dans l’UE.

La France est actuellement à 80,6% des plus de 18 ans vaccinés avec au moins une dose (soit plus de 42 millions de personnes), l’Allemagne à 74%, l’Italie à 72,4%, L’Espagne à 75,7 % et le Portugal à 78,6 %. La Belgique et les Pays-Bas font mieux avec respectivement 87,4 et 86,9 %. L’Islande a la palme avec 95,2% de premières doses et carrément 90% de complètement vaccinés !

Si au départ l’UE était en retard sur la vaccination (problème de dose et de mise en place), aujourd’hui elle fait mieux que les USA et rattrape la Grande Bretagne et Israël dans l’ensemble.

1. La pandémie de Covid-19 : conséquences sanitaires, économiques et psychosociales

La pandémie en chiffres

Au 15 juillet 2021, la pandémie de Covid-19 a touché 188 millions de personnes pour quasi 4 millions de décès, soit 2,13% de taux de létalité au niveau mondial. À noter que ce taux de létalité peut baisser un peu dans un pays développé pris seul. Pour la France seule, c’est 5,83M de personnes touchées pour 111K de décès avérés, soit 1,9%.

Cette pandémie est donc bien plus mortelle qu’une « petite grippe ». Pour rappel, l’OMS en 2017 rendait dans un rapport des conclusions estimant le nombre de morts dans le monde par la grippe saisonnière sur une année à près de 650 000.

Ces 4 millions de décès, c’est sans compter saturation des hôpitaux qui a engendré des déprogrammations massives, des places en réanimations indisponibles pour des accidents etc. et donc des morts non comptabilisés de pathologies non « covid ». Si les confinements qu’ils soient strictes (le premier de mars à mai 2020) ou plus légers (novembre / décembre puis avril/mai 2021 avec une levée progressive pour l’été) ont eu lieu, ce n’est pas pour le plaisir de restreindre les libertés des citoyens. C’est pour limiter la saturation des systèmes hospitaliers, éviter la situation de l’Inde avec le variant Delta, où les gens se sont vus errer dans les rues à la recherche d’oxygène, de médicaments, où les gens brulaient les corps dans les rue.

Crémation des corps en plein air – Inde, vague de covid-19 du variant Delta – source de l’image Reuters et France Culture.

Une crise économique qui va durer

L’économie va en pâtir c’est indéniable. Outre le coût du soutien qu’ont pu apporter les états des pays développés (aides financières, chômage partiel, etc.), il y a la question de la flambée des matières premières et de certaines pièces.

Le coût du PVC par exemple, entre juillet 2020 et avril 2021 a augmenté de 115% tandis que l’acier prenait 106%. Le cuivre et l’étain on respectivement vu leurs prix monter de 50% et 53%. Ces prix se répercutent sur tous les biens de consommation, les pièces de rechange. Ils vont également se répercuter sur la nourriture. C’est mécanique, si les matières premières flambent, tout augmente.

Alors pourquoi cette augmentation ? Les économies qui étaient en flux tendus ont été fortement ralenties, voire mise à l’arrêt. Par conséquent les chaînes de production ne suivent plus la demande. L’emblématique sortie de la PS5 a engendré une pénurie de cartes graphiques par exemple, et avoir une console dernière génération ou une carte NVDIA RTX n’est pas chose aisée.

Cette crise va se faire sentir pour des années maintenant, et c’est sans compter d’éventuelles nouvelles vagues dues aux variants. C’est en partie pour cette raison que la course aux vaccins a été menée tambours battant avec des budgets énormes, un circuit de test complet mais contracté dans le temps (10 mois à 1 an contre habituellement 2 à 3 ans) et des volontaires en pagaille.

Des conséquences psychosociales en cascades

Cette pandémie a également eu un fort impact psychosocial. Les confinements et l’insécurité sanitaire ont durablement impacté la santé des gens. Les confinements et l’anxiété liée à la pandémie ont augmenté les pratiques néfastes pour l’organisme. Si je prends le cas de la France, nous avons eu des augmentations dans tous les items négatifs de la santé mentale (données compilées sur la base des chiffres de Santé Publique France) :

  • 66,3% des Français étaient satisfaits de leur vie au premier confinement, contre 84,5% hors pandémie
  • 66,8% ont déclaré avoir des problèmes de sommeil contre 50% avant
  • 28,4% des Français ont augmenté leur apport calorique
  • 38% ont diminué leur pratique sportive
  • 35,6% des fumeurs ont augmenté leur consommation de tabac
  • 24,8% des personnes buvant de l’alcool ont augmenté leur consommation
  • Le taux de dépression est passé de 10% à 20,4% et la prise d’anxiolytiques, hypnotiques et antidépresseurs a explosé (plusieurs centaines de milliers de cachets de chaque)

Le plus « visible », c’est bien entendu l’obésité qui a connu un accroissement spectaculaire suite à ces confinements, déjà qu’elle progresse constamment en temps normal. Avec la diminution des pratiques sportives (les salles de sport fermées, le sport amateur en club à l’arrêt, les périodes de confinement avec autorisation de sortie limitée à 1km, etc.) et l’augmentation des calories, qui plus est rarement des bonnes calories… il ne fallait pas s’attendre à autre chose.

La junk food livrée par Uber Eat, Just Eat et autres Deliveroo vient parfaire le tableau noir. Les gens ne se déplacent pas pour aller chercher leur nourriture et en prime ils mangent de la nourriture trop grasse, trop sucrée et trop salée (bien peu de légumes / protéines de qualité), littéralement.

Autre item montrant l’impact psychosocial très négatif, ce sont les violences intrafamiliales, que ce soit sur les enfants ou entre les parents. Sur le premier confinement, 50% d’enfants en plus ont été accueillis pour des violences physiques. Les services sociaux ont tiré la sonnette d’alarme et ce n’est pas un hasard si les écoles n’ont plus été fermées par la suite de manière généralisée, quand bien même les enfants peuvent être vecteurs. Ce n’était pas qu’un critère économique avec les parents devant rester en ASA/chômage partiel pour les garder. De même les violences dans le couple ont connu une demande d’intervention de +42% de la part des forces de l’ordre.

Pour toutes ces raisons, il faut éviter les nouvelles vagues et les nouveaux confinements. Si les gestes barrières aident, ils doivent se cumuler avec des restrictions. Pour retrouver une vie normale, il n’y a pas des tonnes de solutions. Il faudra en passer par la vaccination et l’obtention de l’immunité collective.

2. Vaccins traditionnels ou Vaccins ARNm, comment fonctionnent-ils ?

Les vaccins traditionnels dit à virus atténué

Un vaccin traditionnel, tel que mis au point par Louis Pasteur pour lutter contre la rage en son temps, consiste à inoculer une version atténuée d’un virus ayant des effets graves dans une solution liquide comportant des « adjuvants ». Les adjuvants sont en fait des immunostimulateurs, c’est-à-dire qu’ils accroissent la réponse immunitaire en stimulant l’organisme à produire plus d’anticorps. Pour faire simple, ils ont tendance à irriter les cellules de la peau de manière à forcer le corps à réagir encore plus qu’avec le simple virus atténué. De fait, la réponse immunitaire contre le virus atténué sera plus forte et plus durable.

Ce sont justement ces adjuvants stimulateurs de réaction qui peuvent entraîner de rares cas de réactions grave selon les profils de personne (antécédents d’allergies sévères, mauvaise circulation sanguine etc.).

Quoi qu’il en soit, les vaccins traditionnels ont fait leurs preuves et 11 sont obligatoires en France pour les enfants :

  • Diphtérie, tétanos et poliomyélite (DTP)
  • Coqueluche.
  • Infections invasives à Haemophilus influenzae de type b.
  • Hépatite B.
  • Infections invasives à pneumocoque.
  • Méningocoque de sérogroupe C.
  • Rougeole, oreillons et rubéole.

D’autres vaccins ont permis d’effacer la rage et la tuberculose (avec le fameux BCG) d’Europe ainsi que la variole au niveau mondial. Il en existe de nombreux dont certains sont d’utilisations fréquentes : fièvre jaune, typhoïde, grippe, etc.

Les vaccins à technologie ARNm

La technologie ARNm est « nouvelle », dans le sens où si le procédé est connu et déjà expérimenté depuis 20 ans, il n’a été mis en application massive pour un vaccin grand public qu’avec cette pandémie pour lutter contre la Covid-19 le plus rapidement possible.

Cette technologie, après décryptage du génome, vise à reproduire la protéine d’attaque du virus, la fameuse protéine Spike. L’ARNm (acide ribonucléique messager) est une séquence d’acides aminés, contenant l’information de fabrication de cette fameuse protéine. Le vaccin par ARNm consiste à inoculer une solution liquide (pour la préservation de l’ARNm fragile) contenant des cellules lipideuses servant de protection à l’ARNm. Une fois dans le corps et avoir pu rentrer dans nos cellules musculaires (et uniquement celles-ci puisque l’injection est en intramusculaire), elles vont dialoguer avec des ribosomes pour leur indiquer comment produire la protéine Spike, expurgée de ce qui cause la maladie de la Covid-19.

Le corps produit donc des agents « à détruire », et le système immunitaire se met en marche en analysant cette nouvelle protéine étrangère. Il la reconnaît comme une intruse et va s’activer pour la détruire, ce qui au passage lui donnera ce qu’on appelle la « mémoire immunitaire ». Notre corps sera donc plus à même de lutter contre le virus cible s’il se présente à la porte de notre organisme.

Les vaccins n’empêchent jamais de pouvoir être infectés par un virus, mais ils protègent des formes graves, ils réduisent la charge virale et donc limite la transmissibilité, et donc par corrélation vont réduire les chances qu’à un pathogène de muter et de voir une forme plus dangereuse devenir la forme dominante.

Une excellente vidéo d’illustration simplifiée par Swissmedic

3. La guerre des fake news : l’offensive antivax

Une guerre des chiffres

– Quand les antivax « comptabilisent » les morts liés aux vaccins contre le covid, c’est surtout la foire à la saucisse. Les cas recensés de morts réellement attribuées aux vaccins sont très peu nombreux et sont disponibles publiquement, et ce sont essentiellement des morts liées à l’usage de médicaments incompatibles avec certains vaccins ou en raison d’allergies sévères (en particulier l’AstraZeneca contenant un adjuvant).

Prenons cet article du 15 juin où ils estiment qu’il y a eu 15 000 morts liés à la vaccination en Europe. En comptant tout et n’importe quoi, mais admettons. Reprenons les chiffres personnes infectées / personnes mortes en Europe (sources ECDC via santépubliquefrance).

  • Cas dans le monde : 184 424 524 cas confirmés depuis le 31/12/2019 dont 33 270 049 en Europe
  • Décès dans le monde : 3 986 982 décès depuis le 31/12/2019 dont 740 809 en Europe soit 2,27% de taux de létalité

Au 8 juillet, 53,6 % des habitants de l’UE avaient reçu au moins une première dose de vaccin (source). Avec une population de 446M d’habitants, cela donne environ 239,1M d’habitants ayant reçus au moins une dose. Si on applique les 15K morts fantasmés par les complotistes de la vaccination, nous obtenons la statistique mirobolante de 0,003% de morts sur l’ensemble des personnes ayant reçues au moins une dose ! Il suffit de faire un simple produit en croix pour comprendre tout de suite que le rapport bénéfice risque ne penche pas en la faveur des antivax.

– Le personnel médical n’est vacciné qu’à 50/60%, c’est la preuve que c’est dangereux ! Oui alors… non ça c’est une grosse connerie. Le personnel médical, ce sont les médecins, les dentistes, les sages-femmes et les kinésithérapeutes, qui eux sont vaccinés à plus de 90% en moyenne au 16 juillet 2021. En revanche oui, il y a plus de défiance du personnel paramédical. Un peu plus des infirmiers, et encore plus des aides-soignants. Lesquels sont réellement les plus compétents pour évaluer le bénéfice risque vaccins / virus ?

Tableau issu d’une étude Santé Publique France menée du 17 au 28 mai. La proportion des vaccinés a donc encore augmentée depuis.

Les personnes vaccinées représentent 40% des personnes infectées par le variant indien s en Israël, preuve qu’il ne protège pas. C’est bien entendu une ânerie mathématique. En début juillet, l’état hébreu, champion de la vaccination, comptait environ 85% de la population adulte vaccinée. Je vais reprendre directement les calculs présentés dans l’article des décodeurs du Monde.fr :

  • au 1er juillet, on comptait environ 5,17 millions d’adultes complètement vaccinés sur les 6 millions d’adultes que compte l’Etat hébreu et 442 000 personnes partiellement vaccinées. Ce qui donne donc environ un demi-million d’adultes non vaccinés.
  • le 30 juin, on a dénombré 291 nouveaux contaminés, dont environ 40 % avaient pourtant été vaccinées complètement. Cela fait donc environ 116 cas provenant d’adultes vaccinés (soit 2,2 cas pour 100 000 habitants) et 175 cas d’adultes non ou partiellement vaccinés (soit 19 cas pour 100 000 habitants).
  • En proportion, on observe environ 8,5 fois plus d’infections chez les personnes qui ne sont pas complètement vaccinées : on retombe bien sur une efficacité d’environ 90 %.

Simple comme… un produit des mathématiques basiques, là encore.

Les Fake News juridiques

« Vous n’aurez pas, ma liberté de penser ! » Disait Florent Pagny dans sa chanson dédiée à son amour pour le fisc de notre pays. La liberté et le respect de la vie privée qui en découle sont brandis à tout bout de champ par les antivax. Le droit national est invoqué, à travers la Constitution pour le pass sanitaire, le respect à la vie privé et surtout le respect de l’intégrité physique que l’on retrouve à l’article 16-1 du Code Civil pour se dresser contre la vaccination obligatoire.

Rappelons quand même cette décision du Conseil d’Etat en 2019 sur l’obligation vaccinale qui allait à l’encontre de leurs revendications et contre l’article 16-1 du Code Civil et le principe du respect de l’intégrité physique. En effet, la plus haute juridiction administrative a jugé que le rapport bénéfice-risque était sans commune mesure avec les risques encourus par les maladies visées par les 11 vaccins obligatoires pour les enfants. Y compris lorsque les vaccins contiennent des adjuvants immunostimulateurs à base de sel d’aluminium.

Passons ensuite à la résolution de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe 2361 du 26 janvier 2021. Concrètement, qu’est-ce que ça vaut ? La réponse est simple : ce n’est qu’un avis qui n’est pas tenu d’être conforme. L’assemblée parlementaire du CE n’est pas un organe faiseur de loi. Ce n’est pas le Conseil de l’Europe lui même dont les règlements et décisions sont d’applications directes, ni le Parlement Européen dont les directives doivent être transposées en droit interne avant d’être appliquées.

Ce serait un comble que les juges européens, garants de nos droits et libertés aillent contre la législation européenne elle-même. C’est bien pour ça que la décision du 8 avril 2021 de la CEDH sur l’obligation vaccinale est sans équivoque (et conforte au passage celle du Conseil d’Etat de 2019) :

La vaccination obligatoire (de l’enfant dans l’arrêt) ne constitue pas une violation du droit au respect de la vie privée. La politique de vaccination poursuit les objectifs légitimes de protection de la santé ainsi que des droits d’autrui, en ce qu’elle protège à la fois ceux qui reçoivent les vaccins en question et ceux qui ne peuvent pas se faire vacciner pour des raisons médicales », souligne-t-elle. Ces derniers, relève la cour, sont « tributaires de l’immunité collective pour se protéger contre les maladies graves contagieuses en cause

Questions / réponses sur l’arrêt CEDH 8 avril 2021

Alors oui on parle de la vaccination de l’enfant dont l’intérêt supérieur prime sur la volonté des parents. Mais la transposition de l’intérieur collectif supérieur se pose. Quoi qu’il en soit, les effets de manches juridiques des antivax ne sont pas si convaincants que ça, au contraire au regard des positions prises par les juridictions supérieures.

Les Fake News sur les vaccins

Finissons par le plus drôle, les théories complotistes liées aux vaccins, il y a de tout, mais je vais juste sélectionner cinq exemples.

Les vaccins ARNm vont modifier notre génome et nous rendre stériles (ou nous faire pousser un 3eme bras) : FAUX. L’Inserm explique bien que l’ARNm ne peut modifier le génome car celui-ci est contenu dans le noyau d’une cellule, or l’ARNm ne dialogue qu’avec les ribosomes et ne pénètre jamais dans le noyau des cellules musculaires. De plus pour une transmission génétique hypothétique, il faudrait se faire piquer dans les gonades. Seules parties du corps où sont stockées les cellules à but reproductrices.

De plus il ne faut pas confondre ARNm et ARNg (guide), c’est à dire le brin ARN composé d’un nombre de nucléotides différents aux fins de « guider » l’enzyme Caspr9 dans la technologie dite des « ciseaux génétiques ». Le vaccin ARNm ne contient pas ce type d’ARN (pas la même longueur, pas le même nombre de nucléotides).

Se servir des travaux sur les « ciseaux génétiques » pour critiquer les vaccins contre le Covid-19 à base d’ARN, « c’est complètement mélanger les choux et les carottes », conclut Frédéric Rieux-Laucat. Le chercheur dénonce « un mélange de pseudo-connaissances scientifiques » et « un détournement de l’image et des paroles d’une scientifique d’excellence ». Il conclut : « On détourne complètement la vérité à des fins de ‘fake news’ pour faire peur. »

propos recueillis dans une interview de divers chercheurs en immunologie du CNRS et de l’Inserm pour France Info

Les vaccins vont avoir besoin d’une 3eme dose de rappel, c’est qu’ils sont inefficaces et que vous êtes les moutons à tondre de Big Pharma à vie ! : FAUX. Si la 3eme dose de rappel va s’avérer nécessaire, ce sera simplement dans un soucis de maintenir une réponse immunitaire la plus haute possible et garantir (en espérant qu’au moins 80% de la population soit vaccinées / en rémission du Covid) l’immunité collective. Le vaccin reste efficace, mais il faut bien comprendre que ça va être une lutte contre les variants tant que nous n’auront pas pu circonscrire cette pandémie.

Les vaccins vont détruire notre système immunitaire : FAUX. Ce n’est pas parce que nous stimulons notre système immunitaire qu’il va devenir dépendant et ne plus être capable de fonctionner tout seul. C’est une stimulation ciblée contre un pathogène difficile à combattre lors de la première rencontre. Ni plus ni moins.

Les vaccins ARNm vont nous faire capter la 5G : FAUX. Il n’y a pas de « puces 5G » fourrées dans le vaccin ARNm de Pfizer. Aucune personne vaccinée au monde ne capte la 5G. C’est bien dommage d’ailleurs, un smartphone intégré gratuit, ça serait sympa !

– Les vaccins ARNm sont encore en phase de test : partiellement vrai mais quand même FAUX. Les vaccins ARNm sont effectivement encore en fin de phase 3, c’est à dire qu’ils sont en phase de recueil des données sur le temps long (entre 2 à 3 ans après les tests de phases 3) pour vérifier l’innocuité des produits de Pfizer et Moderna. Il est à noter que les données sur l’efficacité des vaccins ont été publiées, disséquées et analysées dans tous les sens et qu’ils ont affichés des taux (confirmés depuis) respectivement pour ces deux vaccins de 94 et 92% d’efficacité contre le virus du covid. Egalement, il a été démontré que le bénéfice risque leur est absolument favorable.

Ces cinq exemples illustrent surtout une méconnaissance flagrante des principes biologiques de niveau fin de lycée / début de cycle universitaire.

Entre les erreurs de bases en mathématiques et les débilités biologiques/immunologies, on peut affirmer que malheureusement l’obtention du BAC ne protège pas contre l’ignorance et l’imbécilité vis à vis des sciences. Et comme le droit est une matière en réalité plus scientifique que littéraire, en raison de son fonctionnement algorithmique, visiblement, le BAC là encore, ne garantie en rien une compréhension des droits et libertés fondamentales.

Mise à jour du 21.07.21 : le document Pfizer / FDA américaine, d’obligation légale pour autorisation de mise sur le marché. On y trouve au passage la composition du vaccin lui même.

2 commentaires sur “Pourquoi se faire vacciner contre la Covid-19 ?”

  1. S’appeler la taverne des sciences et s’appuyer sur des données aussi bidons.
    D’après SPF, ce sont 65% des médecins qui sont vaccinés, pas 94%.
    Merci de ne pas salir la science par vos élucubrations de collégien.

    1. Bien sûr bien sûr.
      https://www.santepubliquefrance.fr/presse/2021/point-epidemiologique-covid-19-du-17-juin-2021-nette-diminution-de-la-circulation-du-sars-cov-2-les-mesures-de-prevention-et-la-vaccination-rest

      78% des professionnels de santé libéraux avaient reçu une première dose et 69,4% étaient complètement vaccinés.
      64% des professionnels exerçant en établissements de santé avaient reçu une première dose et 42% étaient complètement vaccinés.

      Quand on sait lire, professionnels englobe médecins / sages-femmes ou hommes / infirmièr(e)s / aides-soignant(e)s.
      Les médecins libéraux à eux seuls sont bien à 91% sur une étude menée du 17 au 18 mai, donc… depuis c’est plus haut. Cf graphique ajouté sur l’article

      Et article du 18 juin qui confirme cette tendance au sein de l’AP-HP : https://www.lemonde.fr/planete/article/2021/06/18/covid-19-pourquoi-la-vaccination-plafonne-chez-les-infirmiers-et-les-aides-soignants_6084616_3244.html
      Le taux de première injection est quasiment du simple au double : 91 % du personnel médical (21 730 médecins, internes et externes) de l’AP-HP ont reçu au moins une dose depuis le 1er janvier, selon ce tableau de bord arrêté au 11 juin, contre 54 % du personnel dit non médical (58 297 infirmiers, aides-soignants, personnels de rééducation, médico-techniques ou socio-éducatifs…). Le même écart se retrouve en prenant en compte le taux de vaccination complète : 68 % contre 37 %.

      On considère que faire au moins une dose fait entrer la personne dans le champ des « vaccinés » pour le décompte puisque la démarche est enclenchée et que le rappel de la 2eme dose est programmé.

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